QUESTION DE LA SEMAINE

Prévoyez-vous prendre part à la Randonnée du silence (19 mai, 18 h 30)?


Oui

Non


 

Calendrier d'événements
 

Information sur les travaux
 

Calculateur Réseau vélo-boulot
 

Envoyer à un ami
 

 

ARCHIVE DE L'ACTUALITÉ

[05.13.10] - Randonnée du Silence - 19 mai 2010

JOIGNEZ-VOUS À LA COMMUNAUTÉ CYCLISTE INTERNATIONALE MERCREDI 19 MAI 2010, 18h 30, à la Maison du Citoyen de Gatineau
Cet événement annuel débuta en 2003. Il fut organisé par Chris Phelan, à Dallas (Texas), suite au décès du cycliste Larry Schwartz heurté mortellement par le miroir d’un autobus durant son entraînement. La Randonnée fut un événement solennel commémorant Larry et les autres cyclistes blessés ou décédés sur la voie publique. Depuis, la Randonnée du Silence se déroule sur 4 continents et plusieurs dizaines de villes à travers le monde.

Le vélo est un sport et un moyen de transport efficace et écologique qui contribue à notre qualité de vie mais qui expose les cyclistes à une grande vulnérabilité. L’été dernier, il y a eu une vague d’indignation presque planétaire lorsque 5 cyclistes furent frappés de plein fouet alors qu’ils roulaient sur la piste cyclable du chemin March à Kanata (Ottawa). A l’été 2008, on s’indignait aussi lorsqu’un cycliste s’est fait tabassé dans le parc de la Gatineau. Cette année, on s’indigne encore des coups de poings reçu par un cycliste par un chauffeur d’autobus. On a aussi déploré plusieurs autres cyclistes mortellement heurtés par les automobiles et les autobus. On a parlé des voies publiques non adaptées au cyclisme et de la vulnérabilité des cyclistes qui pardonne peu les erreurs – que ce soit celle des autres ou les leurs. Il est maintenant temps d’agir en sensibilisant le public à notre présence sur la route, en favorisant un partage harmonieux de la route et en rendant hommage aux cyclistes blessés ou décédés sur la route. C’est ce que vous offre la Randonnée du Silence le 19 mai prochain dès 18 h 30, à la Maison du Citoyen de Gatineau (secteur Hull).

Cette année, la Randonnée du silence est généreusement supportée par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) et la Fédération québécoise des sports cyclistes : http://www.fqsc.net/cyclosportif/presentation-du-tour-du-silence

Déroulement et quelques règles
La Randonnée du Silence se déroule sous la forme d’un cortège funèbre, sous escorte policière. Nous roulons lentement, au maximum 20 km/heure. Il n’y a aucune conversation, seulement le silence, pour nous rappeler les cyclistes blessés ou décédés sur la route. Les signaux se font par signes de la main ou du bras. Des brassards noirs sont portés en mémoire de ceux et celles qui ont été mortellement heurtés sur la route et des brassards rouges sont portés par ceux et celles qui ont déjà été blessés ou intimidés. Nous vous demandons d’apporter autant que possible vos brassards. Le port du casque est obligatoire. Un éclairage rouge à l’arrière et un feu blanc à l’avant sont conseillés. L’activité est gratuite.
Inscription

Pour des raisons de logistique, nous aimerions connaître votre intention de participer en envoyant un bref courriel à RandonnéedusilenceGatineau@yahoo.ca .

Pour informations
Jacques Fournier : (819) 776-3617





[12.14.09] - Le vélo absent du réaménagement de la rue Montcalm

Le vélo absent du réaménagement de la rue Montcalm

La Ville de Gatineau tenait la semaine dernière (7 décembre 2009) une consultation publique sur le Réaménagement de la rue Montcalm du secteur Hull de Gatineau. Bien que le projet semble intéressant par la revitalisation qu'il souhaite donner à cette artère, un bémol important réside notamment au niveau de l'absence de voies cyclables prévues pour les usagers à vélo. Cette préoccupation a été mentionnée à plusieurs reprises lors de la soirée de consultation comme le mentionnait le journal Le Droit dans son édition du lendemain (http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/gatineau-outaouais/200912/07/01-928885-les-esprits-sechauffent-a-la-consultation-publique.php).

Une lecture des documents de la consultation publique disponibles sur le site de la Ville de Gatineau (http://www.ville.gatineau.qc.ca/page.asp?p=la_ville/participation_citoyenne/consultations_publiques/consultations_publiques_2009/reamenagement_rue_montcalm) met en évidence cette problématique du fait que le vélo et les besoins des cyclistes sont pratiquement absents du concept préliminaire. On mentionne tout au plus que le réseau de sentiers récréatifs (on parle probablement ici du sentier du ruisseau de la brasserie) sera "consolidé et prolongé dans le cadre du projet Rapibus". Toutefois, il a été récemment annoncé que la voie cyclable adjacente au Rapibus s'arrêtera (ou débutera) à la rue Montclair. Donc, on peut conclure qu'il n'y aura pratiquement rien de prévu en terme d'aménagements pour le vélo pour la rue Montcalm.

Ce constat suscite beaucoup de préoccupations pour le Réseau vélo-boulot. À cet effet, il est prévu que des représentations seront prochainement effectuées auprès de la Ville de Gatineau afin de revoir le concept préliminaire et d'y intégrer une voie cyclable sécuritaire et utilitaire à même l'emprise de la rue Montcalm. Nous croyons qu'il est impératif de prévoir un tel aménagement dans le contexte d'un projet aussi important car l'ajout d'une telle voie cyclable dans le futur et après les travaux de réaménagement complétés rendrait sa faisabilité pratiquement nulle. Or, on sait que plusieurs milliers de travailleurs travaillent dans l'un ou l'autre des édifices de ce secteur (Terrasse de la Chaudière, complexe Portage, édifice Jos-Montferrand, Ville de Gatineau) et qu'un nombre important utilise leur vélo comme moyen de transport. De plus, tout laisse présager qu'une augmentation du vélo comme moyen de transport au travail est à prévoir à court et à moyen terme.

Ce faisant, nous vous invitons fortement à consulter la section du site de la Ville de Gatineau prévue à cette fin (http://www.ville.gatineau.qc.ca/page.asp?p=la_ville/participation_citoyenne/consultations_publiques/consultations_publiques_2009/reamenagement_rue_montcalm) et à soumettre vos commentaires sur le concept préliminaire. La date d'échéance pour soumettre vos commentaires est aujourd'hui (désolé pour le court préavis, mais soulignons que le délai d'une semaine après la consultation publique pour soumettre les commentaires n'aide pas). Toutefois, nous pensons qu'il sera possible de soumettre vos commentaires pour encore quelques jours. À noter qu'il serait également souhaitable de faire part de vos commentaires au maire Bureau et à votre conseiller municipal, et ce, même après la fermeture de la consultation publique en ligne. Vous trouverez ci-après le lien pour obtenir les coordonnées du maire et de votre élu municipal à http://www.gatineau.ca/page.asp?p=pour_nous_joindre/communiquez_maire_conseiller_municipal

L'équipe du Réseau vélo-boulot

Voir le site Web





[12.07.09] - Qu’est-ce qui rend une ville vélosympathique?

Madame Marie Lemay, première dirigeante de la Commission de la capitale nationale (CCN), et Son Excellence Wim Geerts, ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, vous invitent à une présentation sur la façon dont la Ville de La Haye s’y est prise pour devenir un chef de file mondial en matière de transport à vélo.

Madame Inge Molenaar, spécialiste des infrastructures cyclistes de La Haye, a contribué à transformer La Haye en une ville vélosympathique. Elle nous fera part des meilleures pratiques de sa ville et des leçons apprises. Elle répondra aussi à vos questions sur les défis relevés et les succès remportés.
Ne manquez pas cette occasion de venir entendre une spécialiste!
Le lundi 7 décembre, de 17 h à 19 h
Hall de la cathédrale Christ Church
420, rue Sparks, Ottawa
L'entrée est libre.

Inge Molenaar possède une vaste expérience en matière de mobilité et de transport durable, surtout en ce qui concerne le cyclisme. Elle gère les programmes de cyclisme du service de la circulation et des infrastructures de la Ville de La Haye. Son rôle consiste à coordonner l’implantation de nouveaux projets et l’aménagement d’infrastructures favorisant le cyclisme; elle agit aussi à titre le chef de projet dans la promotion du cyclisme. Elle a récemment travaillé à la rédaction du plan de circulation de la Ville de La Haye, lequel interdit en tout temps la circulation automobile sur bon nombre de routes.
Après ses études à l’institut NHTV (l’académie néerlandaise de la circulation routière), Mme Molenaar a commencé sa carrière au service de la province d’Utrecht, où elle a lancé des projets de sécurité routière et des projets routiers. Plus tard, pour le compte d’une firme-conseil spécialisée en circulation routière, elle a fait des recherches sur les goulets d’étranglement et a proposé des solutions aux municipalités.
Avant de travailler pour la Ville de La Haye, Mme Molenaar a été chargée des politiques sur le cyclisme de la province de Zuid-Holland où elle a coécrit le plan sur le cyclisme. Elle a également participé à des projets sur les solutions aux problèmes des autoroutes provinciales et sur l’information environnementale sur les nouvelles infrastructures. Parmi ses autres projets, mentionnons l’élaboration d’un programme pluriannuel d’infrastructures provinciales et la rédaction d’une stratégie d’investissement dans des projets touchant la mobilité.

Pour Mme Molenaar, le cyclisme est un mode de vie. Tous les jours, elle roule à vélo pour se rendre au travail, à l’école et à la garderie que fréquentent ses enfants, et pour faire ses courses.





[10.27.09] - Le vélo et les candidats à la mairie de Gatineau

Soucieux de connaître la position des décideurs municipaux quant au développement du vélo, le Réseau vélo-boulot vous présente une série d’entrevue avec quatre des candidats au poste de maire de la Ville de Gatineau.

Que pensent les candidats à la mairie de l’état du vélo à Gatineau? Quelle est leur vision d’avenir? Quels sont les projets qu’ils désirent mettre de l’avant? Les candidats Aurèle Desjardins, Marc Bureau, Richard Gravel et Tony Cannavino se prononcent sur ces questions et bien d’autres.

À lire en prévision des élections du 1er novembre prochain!





[10.05.09] - La sécurité à vélo est une préoccupation pour Cannavino.

La sécurité à vélo est une préoccupation pour Cannavino.

Par : Yves Lusignan

Pour encourager l’utilisation du vélo pour se rendre au travail, le candidat à la mairie de Tony Cannavino veut s’assurer que les cyclistes puissent rouler en toute sécurité dans les rues de la ville.

Au cours d’une entrevue accordée au Réseauvéloboulot, M. Cannavino a déclaré que la ville de Gatineau devrait faire une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière et le partage de la route. Cette campagne, dit-il, devrait se faire en partenariat avec les ministères concernés par la sécurité et les organismes qui représentent le vélo à Gatineau.

«Lorsqu’on parle de sécurité routière, on parle également d’éducation et de civisme sur la route. Il faut revenir à la base et faire comprendre à l’ensemble des usagers que la route ne leur appartient pas. Elle se partage. Si on ne fait pas ça, on se retrouve avec des incidents.»

Il estime toutefois qu’une telle campagne doit être soutenue et continue, plutôt que limitée dans le temps comme c’est le cas avec la plupart des campagnes du genre. «On dit qu’il faut faire de la promotion à l’approche de la belle saison. Si vous en parlez en novembre, en décembre et en janvier, vous venez d’éduquer les gens à long terme. Il y a même des vélos en hiver. Pourquoi ne pas avoir une campagne soutenue?»

Une campagne de sensibilisation à la sécurité routière doit aussi comporter un volet promotion du vélo selon M. Cannavino. «On ne parle pas que de sécurité, mais on donne les avantages d’utiliser le vélo.»

Cette promotion soutenue du vélo passe aussi selon lui par la création d’une multitude d’événements cyclistes et pas uniquement par un seul événement annuel, comme un grand festival du vélo. «Plus on propose des événements cyclistes, plus on crée un intérêt.» Quels genres d’événements? Il suggère par exemple un événement vélo et camping d’une fin de semaine avec la famille dans le parc de la Gatineau.

Il n’y a pas que la sécurité routière. Il y a aussi la qualité de la route et des pistes cyclables qui préoccupe le candidat à la mairie. «Les pistes cyclables ont 20-25 ans, mais il faut les entretenir.» Il est d’accord pour augmenter le budget de la ville consacré au développement et à l’entretien des pistes cyclables. Il voit cela d’abord comme «un placement» plutôt qu’une dépense en raison des avantages au chapitre de la santé, de l’environnement et du désengorgement du réseau routier.

«On a vu une belle évolution chez nous depuis deux décennies,» dit Cannavino au sujet de la place du vélo à Gatineau. Il salue au passage l’ex maire de Hull, Michel Légère, «un visionnaire» qui est à l’origine de la Route verte au Québec.

Pour remettre le vélo à l’avant-garde à Gatineau comme à l’époque du maire Légère, le candidat Cannavino pense que «les membres du conseil municipal doivent être impliqués, qu’ils soient ou non des adeptes du vélo.»

Il n’est pas un adepte des multiples tables de concertation et autres réunions qui n’en finissent plus de finir, mais il concède qu’on ne peut pas aller de l’avant sans au moins rencontrer et s’entendre avec le monde cycliste pour établir clairement les objectifs et les échéanciers.

«Il faut partager votre expertise. Je ne suis pas un expert dans le domaine. Je veux entendre ceux qui sont à la tête des associations et qui reçoivent les commentaires de leurs membres. Une fois que c’est fait, on va travailler en équipe.»

M. Cannavino trouve que dans le domaine du vélo comme dans tout le reste d’ailleurs, «la région depuis un certain temps dort. On manque de projets rassembleurs.»

Le vélo-boulot est enfin selon lui une formule qui est «vendeur» car, dit-il, «si une personne le fait au moins une fois par semaine, elle va constater assez rapidement qu’elle va éviter les engorgements de circulation et elle va regarder la ville d’un autre œil.» Lui-même ne fait pas de vélo, en raison de d’opérations aux genoux et au dos. «J’étais assez sportif.»





[09.27.09] - Richard Gravel propose un centre-ville vert et vélo

Richard Gravel propose un centre-ville vert et vélo


Par: Yves Lusignan

Le candidat au poste de maire de Gatineau, Richard Gravel, souhaite réunir «les conditions gagnantes» pour la pratique du vélo, notamment en faisant du centre-ville un espace vert consacré à la pratique de ce sport.

Le directeur général de l’Association régionale de soccer de l’Outaouais (ARSO) qui est également président de Vision centre-ville, estime que la population est prête pour ce virage.

Richard Gravel souhaite un centre-ville vert et vélo. «Entre le tout béton du centre-ville et un centre-ville tout vert, il y a une marge, mais je suis davantage un candidat vert. Cela vient davantage me chercher dans mes valeurs.»

Pour remettre Gatineau sur la carte du vélo au Québec, Richard Gravel propose la création d’un festival du vélo au centre-ville. «Il y a beaucoup d’activités au Québec entourant le vélo et je ne vois pas pourquoi on ne serait pas capable d’organiser un festival du vélo.» L’organisme Vision centre-ville travaille déjà sur un concept, dit-il. Il trouve notamment «excellente» l’idée d’une maison du vélo au centre-ville de Gatineau.

Il va même plus loin et suggère de donner une couleur vélo permanente au centre-ville, que ce soit par un affichage approprié, par des noms de rues faisant référence au vélo ou en modifiant les façades des commerces comme c’est le cas au village de St-Tite en Mauricie, qui a pris le virage western en raison du festival du même nom. Bref, résume M. Gravel, ce serait une manière de montrer «que le vélo, ont l’a dans le sang.»

Pour ce qui est du vélo comme moyen de transport, M. Gravel est inspiré par un projet comme le vélo Bixi, qui connaît un succès monstre à Montréal et qui a été implanté comme projet-pilote à Gatineau et Ottawa. Mais pour que l’environnement et le vélo aient priorité sur les autos et pour promouvoir ce mode de transport, M. Gravel estime qu’il faut «un climat harmonieux» et créer «les conditions gagnantes» pour que les citoyens aient du plaisir à circuler à vélo.

«Lorsqu’on regarde les routes, on se demande si on veut faire du vélo là-dessus. Il y a des trous partout» dit cet adepte du patin à roues alignées, qui n’ose pas se rendre dans certains secteurs de la ville en patin, et surtout pas au centre-ville, parce que cela est trop dangereux selon lui. Il faudrait donc, selon lui, des pistes «adéquates» pour se rendre au centre-ville en toute sécurité.

Richard Gravel ne cache pas qu’il prend sa voiture pour se rendre au travail, alors qu’il demeure à 20 minutes de la maison. «Je n’ai pas les conditions gagnantes pour venir au bureau à vélo» justifie-t-il. Il avoue d’ailleurs candidement que ses propres bureaux ne sont pas aménagés adéquatement pour accueillir des employés qui désirent se rendre au travail à vélo, car ils ne sont pas dotés de douches et de casiers.

Il est d’ailleurs favorable à que tous les édifices municipaux soient munis de casiers et de douches. «Mais je ne voudrais pas que ces douches soient accessibles uniquement aux employés municipaux. Je voudrais, si possible, qu’elles le soient aussi pour la population.» Tout comme, donne-t-il en exemple, il aurait souhaité à une certaine époque que la ville accepte de prêter la salle de conditionnement physique de la Maison du citoyen pour permettre à une équipe de soccer de s’entraîner, alors que cette salle était peu utilisée.

M. Gravel, qui parle davantage de multipistes que de pistes cyclables, augmenterait le budget consacré au réseau cyclable s’il était élu maire.

Il n’est pas certain qu’il faille nommer un employé au sein de l’administration municipale pour s’occuper spécifiquement du dossier vélo. «Je sais comment ça se passe à la ville. Lorsque tu es à l’intérieur, tu ne peux pas faire bouger les choses» dit Gravel. Il croit davantage au financement d’une corporation à but non lucratif qui aurait pour mandat de s’occuper de tous les aspects de ce dossier à Gatineau. «Ce sont eux les spécialistes. Ceux qui utilisent les pistes savent ce dont ils ont besoin.»

S’il est élu maire, Richard Gravel s’engage à rencontrer les intervenants du monde du vélo et à développer un plan stratégique le plus rapidement possible pour répondre aux attentes.





[09.20.09] - Bureau veut s’attaquer au dossier vélo à son 2éme mandat

Bureau veut s’attaquer au dossier vélo à son 2éme mandat


Par : Yves Lusignan

Le maire de Gatineau, Marc Bureau, souhaite que la ville dépense davantage pour compléter le réseau cyclable et améliorer les voies utilitaires pour les cyclistes qui se rendent au travail à vélo.

Au cours d’une entrevue accordée au Réseau vélo-boulot, le maire Bureau a proposé que le futur conseil municipal qui sera élu en novembre prochain adopte un plan d’action semblable à celui qui a été mis de l’avant au début de son premier mandat pour compléter le réseau des parcs publics de la ville.

Le conseil municipal avait à l’époque, rappelle M. Bureau, décidé de réaliser et d’aménager tous les «parcs orphelins» qui étaient inscrits sur papier ici et là à la grandeur de la ville depuis longtemps, mais qui n’avaient finalement jamais été aménagés par les entrepreneurs. Il pense que cette approche pourrait maintenant être adoptée en ce qui concerne le réseau cyclable.

Le maire, qui est un adepte de la bicyclette, dit qu’il est à même de constater les nombreux liens manquants du réseau cyclable lors de ses randonnées. Il voit bien aussi à quel point les citoyens utilisent leur vélo pour se déplacer. «Je constate à tous les jours à quel point le vélo comme moyen de transport est important.»

Selon lui, la ville pourrait très bien utiliser les sommes restantes dans le budget consacré à compléter les parcs, pour le transférer dans le budget consacré aux voies cyclables. Le budget actuel est de 400 000 $ par année, un montant qui figurait dans le budget de l’ancienne Ville de Hull et il n’a pas été majoré depuis la création de la Ville de Gatineau.

Le maire Bureau estime que la ville peut faire plus et mieux au chapitre du vélo. Selon lui, la place de ce moyen de transport alternatif est importante et essentielle, notamment au centre-ville de Gatineau; un lieu encore flou et disparate qui reste à créer et à définir dans le cadre du plan particulier d’urbanisme (PPU).

La ville a déjà inscrit dans son plan triennal d’immobilisations des budgets pour la réalisation de 150 km supplémentaires de voies cyclables et de voies utilitaires, y compris la Route verte. «Il y a déjà une volonté exprimée par le conseil municipal. On se dirigeait vers ça» fait remarquer le maire. Mais cela ne veut pas dire, ajoute M. Bureau, que le prochain conseil municipal ne pourrait pas décider d’en faire davantage à ce chapitre. «Il faut davantage investir dans le vélo. C’est le sport de toutes les générations» résume-t-il.

Selon les chiffres compilés par le cabinet du maire, Gatineau compte présentement 180 km de pistes cyclables et de voies utilitaires sur son territoire, incluant la Route verte.

Pour faire rayonner le vélo à Gatineau et ailleurs au Québec, le maire Bureau souhaite le retour d’un festival semblable au Festival de la bicyclette de Hull, qui a fait les beaux jours de l’ancienne ville de Hull dans les années 1980. Il se dit tout à fait prêt à appuyer financièrement la création d’un tel festival.

Le maire est aussi d’accord avec l’idée de faire une plus grande promotion du vélo chez les employés municipaux et il admet qu’il n’existe pas une culture du vélo à Gatineau. Il donne en exemple sa politique environnementale, qui a pris un certain temps avant de «percoler» de haut en bas dans l’administration municipale, mais qui a fini par donner des résultats. Il fait toutefois remarquer que la ville a maintenant le réflexe de penser vélo lors de la réfection des rues, notamment en réduisant leur largeur pour laisser de l’espace aux cyclistes.

Le maire serait également prêt à ce que la ville appuie financièrement et de manière récurrente le Réseau vélo-boulot par le biais du programme de financement aux organismes, pour permettre à l’organisme sans but lucratif de poursuivre son travail dans la promotion du vélo utilitaire.

Marc Bureau est d’avis qu’il faut doter tous les édifices publics de la ville de casiers et de douches pour encourager les employés à prendre leur vélo pour se rendre au travail. Même chose en ce qui concerne les supports à vélo.

Le maire trouve «intéressante» l’idée d’embaucher un coordonnateur vélo qui serait responsable d’assurer le suivi de tous les dossiers vélo et d’être la courroie de transmission entre le monde cycliste et le monde municipal. Il faudrait toutefois voir, dit-il, s’il y a suffisamment de travail pour créer un poste permanent uniquement consacré au vélo.

Pour ce qui est du Bixi, qui est implanté à titre de projet-pilote cette année tant à Gatineau qu’à Ottawa, le maire constate tout simplement l’engouement des citoyens pour ce vélo utilitaire. «Chaque fois que je prends un Bixi, dit-il, les gens m’abordent et me posent des questions sur le sujet.»





[09.16.09] - Desjardins pour la création d’un grand événement vélo

Desjardins pour la création d’un grand événement vélo

Par : Yves Lusignan

Le conseiller municipal et candidat à la mairie, Aurèle Desjardins, souhaite la création d’un grand événement cycliste à Gatineau.

Lors d’une entrevue réalisée par réseauveloboulot.ca, M. Desjardins a dit souhaiter le retour d’un événement semblable au Festival de la bicyclette de Hull des années 1980, de façon à faire connaître la région cyclable tant aux citoyens qu’aux gens de l’extérieur.

«Il faut faire quelque chose qui va nous permettre de nous positionner au Québec. On ne peut pas juste dire que nous sommes la ville du vélo.»

M. Desjardins se dit d’ailleurs prêt, s’il est élu maire, à investir pour la création d’un tel événement.

«Tout le monde en parle…Il faut trouver un moyen d’asseoir tout le monde ensemble et il faut que la ville démontre son leadership, sans que ce soit la ville qui nécessairement l’organise.»

S’il n’existe aucun événement vélo d’envergure à Gatineau, dit M. Desjardins, c’est notamment en raison d’un manque de volonté. «On a un produit, mais on n’en parle pas, on n’en fait pas la promotion, même à l’interne.»

Le conseiller Desjardins n’est d’ailleurs pas «entièrement satisfait» de la place qu’occupe le vélo à Gatineau. Le réseau cyclable est intéressant pour le loisir, dit-il, mais il reste du travail à faire pour le vélo utilitaire, notamment le balayage des rues qui sont les plus utilisées par les cyclistes qui se rendent au travail à vélo.

«On sait que rouler sur de la petite roche, ce n’est pas évident. Il y a aussi des voies cyclables qui pourraient être déneigées tôt au printemps.»

M. Desjardins parle aussi d’améliorer l’éclairage à certains endroits et de la réparation des crevasses sur les routes. Il s’engage d’ailleurs à mettre ces politiques de l’avant advenant son élection à la mairie.

M. Desjardins ne parle toutefois pas d’augmenter le budget annuel consacré aux sentiers récréatifs, qui est de 400,000$ par année depuis la fusion en 2001. Il faudrait d’abord, dit-il, commencer par dépenser l’argent disponible, ce qui n’a pas toujours été le cas.

«Certaines années, la totalité du 400 000 $ n’a pas été dépensée. Commençons par dépenser le budget.»

Pour ce qui est des supports à vélo près des édifices municipaux, M. Desjardins penche en faveur d’une analyse de la situation, une sorte d’état des lieux, pour s’assurer que tous les édifices soient dotés de cet équipement de base.

«Si on veut vraiment inciter les employés et les gens à venir à vélo, le support à vélo doit être prêt de l’édifice.

«On a quelqu’un qui fait présentement le tour de nos édifices pour l’accessibilité des personnes handicapées et à mobilité réduite, on va devoir avoir quelqu’un pour faire le tour des lieux publics de la ville pour vérifier s’il y a des supports à vélo et les services nécessaires.»

Une mentalité vélo

Il faut que la ville pense vélo, selon M. Desjardins, et c’est cette mentalité qui commence lentement à pénétrer les pores de l’appareil municipal. La preuve, dit-il, c’est «qu’aussitôt qu’on refait une rue, on pense piste multifonctionnelle.» Il cite en exemple la Montée Paiement et le pont Brady.

Pour apporter cette culture du vélo au sein de la ville, M. Desjardins serait prêt à donner à un fonctionnaire le mandat précis de faire la promotion du vélo, d’assurer le suivi de tous les dossiers vélo et d’être la courroie de transmission entre le monde cycliste et le monde municipal. Il croit d’ailleurs que les premiers ambassadeurs du vélo à Gatineau sont les employés municipaux.

M. Desjardins serait également d’accord pour fermer des rues au centre-ville le dimanche pour permettre la pratique du vélo et changer lentement la mentalité des citoyens par rapport à l’utilisation de l’automobile.

«Éventuellement, après plusieurs années, on pourrait arriver à créer des endroits verts au centre-ville où il n’y aurait aucun déplacement en automobile et où le déplacement se ferait à pied, à vélo etc. Mais avant tout, on pourrait poser des gestes pour permettre aux cyclistes de se promener au centre-ville uniquement à vélo le dimanche en fermant des rues.»

En ce qui concerne le vélo-boulot, M. Desjardins est d’avis que la ville devrait soutenir de façon permanente le Réseau vélo-boulot dans son développement, qui fait depuis 4 ans la promotion du vélo comme moyen de transport au travail.

«Moins il y a de voitures sur les routes, mieux c’est pour la ville. On soutient notre Société de transport de façon assez important et je pense que le vélo est un mode de transport qui pourrait être très bien soutenu.»

Il est aussi d’accord avec l’idée de faire la promotion du vélo-boulot auprès des employés municipaux, et propose même un incitatif pour encourager davantage les employés à prendre leur vélo.

«Lorsque je fais mon vélo-boulot j’arrive au bureau et je me sens beaucoup plus d’attaque que lors d’une journée où je ne peux pas utiliser le vélo. On a donc intérêt à ce que les employés utilisent le vélo.»





[09.07.09] - Des vélos pour le sud

Des vélos pour le sud

Ceux qui ne savent pas trop comment se débarrasser de leur vieux vélo pourront poser un beau geste en permettant à quelqu’un dans le monde en développement de se balader sur leur petite reine.

Une collecte de vieux vélos aura lieu le samedi 19 septembre entre 10 h et 13 h à La Fonderie, au 207 rue Moncalm, dans le secteur Hull.

Les bicyclettes recueillies lors de cette collecte, qui est organisée pour la première fois par le Réseau vélo-boulot de Gatineau, seront remises à l’organisme Cyclo Nord-Sud, qui expédiera ces précieux moyens de transport à des organismes communautaires d’Afrique et d’Amérique latine.

Lors de la collecte, une contribution de 12$ par vélo sera demandée afin d’aider Cyclo Nord-Sud à couvrir une partie des frais de transport des bicyclettes vers le Sud. En échange, un reçu d’impôt équivalent à la valeur du vélo et de votre don en argent vous sera remis.

Si votre vélo (20 po. et plus) dort depuis des années dans votre hangar, c’est l’occasion ou jamais de le remettre sur la route… du Sud! Une fois remis en état par les partenaires de Cyclo Nord-Sud, il pourrait servir entre 5 et 10 personnes, et ce pour encore 20 ans !

Car une fois à destination, votre vieille bécane pourrait être utilisée par un agriculteur cubain pour se rendre aux champs situés à plusieurs kilomètres de chez-lui, ou encore par une jeune Béninoise pour aller chercher l’eau au puits, la ramener à sa mère et ensuite se rendre à l’école du village. Votre vélo peut changer la vie de gens du Sud !

Pour de plus amples renseignements:
François Oligny, 819-827-1823

Voir le site Web





[08.30.09] - Pont Alexandra : les cyclistes rouleront sur du neuf en 2010

Pont Alexandra : les cyclistes rouleront sur du neuf en 2010


Les cyclistes qui empruntent quotidiennement le pont Alexandra rouleront sur une surface neuve en 2010.


Les travaux majeurs de réfection du pont plus que centenaire ont débuté il y a quelques mois et on s’affaire présentement à renforcer la structure pour lui permettre de résister aux secousses sismiques, de même qu’à remplacer des pierres endommagées au fil des ans.


Ce n’est qu’après le remplacement de la travée centrale entre avril et fin juillet 2010 qu’on s’attaquera au trottoir de bois, qui est emprunté chaque jour par 1 300 cyclistes et 2 000 piétons. Il s’agit d’ailleurs de la plus grande utilisation de tous les ponts interprovinciaux pour les cyclistes et les piétons.


Selon le calendrier révisé, les travaux sur la promenade piétonnière débuteront à la fin du mois d’août 2010 et se termineront à la fin du mois de septembre de la même année.


Le revêtement de la promenade sera en sapin Douglas, qui est un bois antiputride. On remplacera par la même occasion les poutres transversales. Il n’y aura pas de bois traité sur le pont, ce qui est maintenant interdit. Selon M. Sylvain Blais de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, des essais non concluants ont été fait avec du bois formé de composite, bois et plastique, mais il s’est avéré que ce produit était trop glissant et pas assez résistant aux torsions. On n’a pas encore décidé si on ferait l’ajout de panneaux de signalisation pour clairement identifier les voies cyclables; les piétons ayant la fâcheuse habitude de se promener, nez en l’air, sur la voie réservée aux cyclistes. M. Blais a indiqué qu’ilsoumettrait la réflexion aux responsables des travaux.


Même si le pont est fermé tous les soirs entre 21 h et 6 h, l’entrepreneur a l’obligation de garder la promenade ouverte en tout temps. Lorsque les travaux débuteront sur le trottoir, on s’assurera de maintenir la moitié de la promenade ouverte pour permettre aux gens de circuler.


Les travaux de réfection du pont s’élèvent à 35 millions $.






1 2 3 4 5