Voici ma réponse à la lettre du conseiller Patrice Martin concernant les « stupidités » ou « aberrations » sur la rue Isabelle, parue dans le journal le Droit de mercredi 18 août. Avant tout, je tiens à mettre au clair que je respecte monsieur Martin et son travail. J’ai eu à travailler avec lui sur certains dossiers dans le passé, des résultats ont été obtenus et cela s’est passé en toute cordialité. Je tiens à conserver cette relation ‘professionnelle’ et qu’elle demeure fructueuse pour la population de Gatineau. Je trouve honorable qu’il protège les employés de la ville, dont la majorité trouve grâce à mes yeux, c’est sa job. J’ai déjà été en charge d’équipes de travail et d’employé(e)s, je les ai toujours protégés, parfois bec et ongles.
Un avis ou avertissement de montée de lait figurait en toute première ligne de mon blogue. On sait ce que c’est une montée de lait, c’est rarement sur un ton de récitation du chapelet du soir (pour ceux qui se rappelle ce temps, brrr!). Selon moi, la table était mise. Un blogueur DOIT susciter la réflexion et des commentaires en utilisant la controverse, à l’occasion. Pour nager il faut se mouiller!
Nous, les représentants de vos droits et intérêts cyclistes, avons rencontré des représentants de la ville il y a un mois car nous n’avions plus aucune information ou consultation officielle avec la ville de Gatineau depuis deux ans. La ville nous a proposé un protocole contraignant et pas du tout adapté à la situation de 2010. Nous l’avons refusé. Les fonctionnaires à qui nous avons parlé ont dit que les directives viennent de plus haut et qu’ils doivent s’y tenir. L’un de nous a signalé que nous désirons de toutes nos forces être pro-actifs mais que si la ville persistait à manquer de volonté à travailler ensemble, ils nous mettraient en position d’être réactifs. C’est ce que j’ai fait dans ce blogue, sous mon nom, lundi dernier.
Il appert que les travaux sur Isabelle n’étaient pas terminés. Comment pouvait-on le savoir? Pas de communiqué, pas d’avis, rien. M. Martin dit qu’il a eu copies des dessins et les a montrés à des citoyens. Pourquoi n’a-t-il pas contacté les représentants du milieu cycliste? Sur le site du Réseau vélo-boulot, nous publions des avis de travaux pouvant affecter la circulation cycliste à Ottawa et sur le réseau de la CCN. Nous demandons chaque année cette information à la ville de Gatineau, mais sans réponse. Il faut faire un travail de journaliste pour avoir toute miette d’info, même »non-officielle ».
Pendant des mois, des années, il y a eu une enseigne sur la portion de la Route verte en face de la Bowater disant quelque chose comme »Patience s.v.p. On travaille pour vous ». Si quelqu’un avait eu l’idée de mettre une enseigne du genre sur la rue Isabelle, cette montée de lait aurait été évitée.
En terminant, je suis prêt à faire amende honorable auprès des fonctionnaires intègres et professionnels qui se seraient sentis »attaqués », bien que certains soient en accord avec moi.
En terminant (bis), mes excuses Patrice, je ne suis pas écrivain et ne connais pas tous les mots du dictionnaire. J’ai »googlé » le mot godillot que vous avez utilisé dans votre lettre. J’ai trouvé ceci:
Personne exécutant les ordres ou suivant les consignes sans discuter, en particulier parlementaire qui suit sans discuter les consignes de vote de son parti.
(http://www.deputesgodillots.info/definitions-de-godillot)
On se prend un café?
Gaetan Provencher, représentant de l’espèce des vélociférateurs.